La Rue de Reuilly, longue voie du 12e arrondissement portait autrefois le nom de Rue de la Planchette ou Chemin de Charenton. Recensée dès l'époque Mérovingienne, elle conduisait au Château de Reuilly situé au niveau de l'actuelle Rue Erard (ex Petite rue de Reuilly). On raconte que le bon roi Dagobert y séjourna et y répudiera son épouse.

Urbanisée au fil des siècles, la Rue de Reuilly hébergera de nombreux artisans amenés à disparaître progressivement au cours des années 70/80. En 1886 s'y installera l'Ecole Boulle consacrée à la formation des Sciences et Arts dédiée à l'industrie du meuble.

Au même titre que le Faubourg Saint Antoine, cette voie regorge de cours et de passages encore visibles aujourd'hui.

J'ai découvert ces photos sur la page Facebook de John d'Orbigny. Elles appartiennent au photographe Jean Louis Penel. En 1972, encore étudiant, il entreprit une série de clichés d'un Belleville en pleine mutation.

Ces images ont fait l'objet d'une exposition à la Banque Populaire en 2002. En voici une sélection.

La Bellevilloise était une célèbre coopérative ouvrière multifonctions à l'heure où le quartier de Belleville comptait encore de nombreuses usines. Fondée en 1877, il ne s'agissait au départ que d'une petite épicerie située au 10 rue Chauvreau. Celle ci distribuait de nombreux produits alimentaires à bas prix. Appliquant les méthodes du hard discount (achats en gros et marges réduites), tout en intéressant les sociétaires au bénéfice, le succès fut vite considérable.

La Place de la Nation, située au carrefour des 11e et 12e arrondissements de Paris fut autrefois connue sous le nom de Place du Trône puis Place du Trône renversé.

Située alors au milieu d'une plaine, elle fut baptisée sous son premier nom en 1660, lorsqu'un trône y fut placé en l'honneur de Louis XIV, de retour de son voyage de noces à Saint Jean de Luz. 

A cette époque, un premier projet inachevé d'Arc de Triomphe sera envisagé sous la responsabilité de l'architecte Claude Perrault.

La Gare d'Orsay fut bâtie sur les ruines du Palais du même nom, incendié lors de la Commune de Paris en 1871.

Construite en 1898 en prévision de l'Exposition Universelle, elle abritait le terminus du chemin de fer Paris Orléans. Les voies prolongées depuis Austerlitz, permettaient un accès plus central à la Capitale. Son rôle consistait à accueillir en grande pompe les délégations étrangères. Sa conception sera confiée à l'architecte Victor Laloux et l'entrepreneur Chagnaud.

L'Opéra Garnier - Le projet de construction d'un nouvel Opéra est né en 1858, le lendemain de l'attentat d'Orsini contre Napoléon III sur le chemin de l'Opéra situé alors rue Le Peletier. Si le couple impérial sortit indemne, la bombe avait provoqué de terribles dégâts parmi la foule. 

Le projet d'une nouvelle "Académie Impériale de Musique et de Danse" sera déclarée d'utilité publique en 1860.

La Place du Châtelet tient son nom d'une petite forteresse "Le Grand Châtelet" située au même endroit. Construite par Louis VI le Gros, elle servait à la fois de tribunal et de prison.

Devenue inutile suite à la suppression de la prévôté en 1790, elle sera détruite par Napoléon Ier en 1808. Le Châtelet deviendra alors une place au centre de laquelle sera installée une "Fontaine des Victoires" conçue par l'architecte Bralle.

Le Boulevard de la Gare fut rebaptisé Vincent Auriol en 1976. Contrairement à ce que l'on pourrait supposer, son ancien nom n'est pas dû à la proximité des voies d'Austerlitz. Par "Gare", il faut entendre ici "Gare à Bateaux".

Entre 1764 et 1768, Louis XV avait projeté la construction d'un immense bassin circulaire entre les Ponts de Tolbiac et Bercy, au niveau du métro "Quai de la Gare".

En 1831, Victor Hugo publie "Notre Dame de Paris". L'auteur n'a que 29 ans et l'oeuvre fait preuve d'une rare érudition. L'action située en 1482 nous présente une Cathédrale au fait de sa gloire.

A cette l'époque ou sort le roman, la réalité est bien différente. L'Eglise n'est plus que l'ombre de ce qu'elle fut. Au delà de l'érosion naturelle due aux intempéries, le XVIIIe siècle ne l'aura guère épargné.

Place Denfert Rochereau, le Lion de Belfort rend hommage à la Défense de la Ville du même nom, au cours de la guerre de 1870 qui marqua la fin du Second Empire. Cette statue en plaque de cuivre, est la copie exacte de celle que Bartholdi sculpta à même la roche au pied de la falaise de la Citadelle de Belfort.

Cette nouvelle version fut installée en 1879 au niveau de l'ancienne barrière d'Enfer du Mur des Fermiers généraux (voir).
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